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Retrouvez le billet d'humeur de Charles Henry CHENUT Avocat associé, Cabinet CHENUT OLIVEIRA SANTIAGO, Conseiller du commerce extérieur de la France

Au sommaire : « Union européenne-Mercosur : un accord de désaccords ! »

Le 28 juin dernier … coup de tonnerre dans un ciel clair ! Nous ne l’attendions plus depuis 20 ans et pourtant l’Union européenne est venue signer un accord commercial avec le Mercosur.
A l’euphorie immédiate, saluant un texte historique, ont très vite succédé inquiétudes, incompréhensions et incriminations … et des deux côtés des signataires !
Le libre échange qui est ici brandi suit un impératif économique. Rien de politique. C’est du moins ce qui nous est « vendu ». La Commission européenne, prenant les devants de l’actuelle bronca, nous rappelle qu’avec les nouvelles règles, les entreprises vont économiser 4 milliards d’euro de frais de douane.
Mais alors, pourquoi est ce un si mauvais accord ?
Du côté européen, les producteurs de sucre et les éleveurs de bovins – notamment - se plaignent et juste titre d’une rupture d’égalité de traitement et d’une concurrence déloyale. Pourquoi eux seraient soumis à des règles drastiques de production alors que leurs homologues latino-américains et surtout brésiliens auraient les mains libres d’utiliser, par exemple, des pesticides toxiques ou des antibiotiques pour animaux. Distorsion du marché conclut on !
Les lobbyistes latino-américains de leur côté, avec les brésiliens pour porte-voix, sont aussi vent débout contre cet accord … L’article 14 du texte prévoit un principe de précaution qui permet à chaque Etat de barrer l’achat de produits qui ne respectent pas les règles environnementales ou sanitaires, voire même du droit du travail. Les latino-américains ne sont pas dupes et craignent fortement pour leurs exportations … qui mieux qu’eux connaissent leurs méthodes de production !
Politiquement, rien n’est fait non plus : cet accord ultra controversé doit maintenant être adopté à la majorité du Parlement européen. Les partis écologistes sont déjà en campagne pour un vote contre. Chaque Etat doit accueillir ensuite favorablement ce texte. Or, la porte-parole du gouvernement français vient de déclarer que « la France n’est pas prête pour l’instant à ratifier » … Le Président du Brésil devant respecter ses engagements sur l’environnement !
Historique cet accord ? Oui, dans la cacophonie et le désaccord. « On ne s’attaque pas au défi climatique en refusant de faire du commerce », déclare la commissaire européenne chargée des négociations. Mais l’un n’est pas exclusif de l’autre. Tout est aujourd’hui intimement lié … et la précipitation n’est pas ici la meilleure des précautions.


Contenu de la vidéo : Retrouvez le billet d'humeur de Charles Henry CHENUT Avocat associé, Cabinet CHENUT OLIVEIRA SANTIAGO, Conseiller du commerce extérieur de la France
Au sommaire : « Union européenne-Mercosur : un accord de désaccords ! »
Le 28 juin dernier … coup de tonnerre dans un ciel clair !
Nous ne l’attendions plus depuis 20 ans et pourtant l’Union européenne est venue signer un accord commercial avec le Mercosur.
A l’euphorie immédiate, saluant un texte historique, ont très vite succédé inquiétudes, incompréhensions et incriminations … et des deux côtés des signataires !
Le libre échange qui est ici brandi suit un impératif économique. Rien de politique. C’est du moins ce qui nous est « vendu ». La Commission européenne, prenant les devants de l’actuelle bronca, nous rappelle qu’avec les nouvelles règles, les entreprises vont économiser 4 milliards d’euro de frais de douane.
Mais alors, pourquoi est ce un si mauvais accord ?
Du côté européen, les producteurs de sucre et les éleveurs de bovins – notamment - se plaignent et juste titre d’une rupture d’égalité de traitement et d’une concurrence déloyale. Pourquoi eux seraient soumis à des règles drastiques de production alors que leurs homologues latino-américains et surtout brésiliens auraient les mains libres d’utiliser, par exemple, des pesticides toxiques ou des antibiotiques pour animaux. Distorsion du marché conclut on !
Les lobbyistes latino-américains de leur côté, avec les brésiliens pour porte-voix, sont aussi vent débout contre cet accord … L’article 14 du texte prévoit un principe de précaution qui permet à chaque Etat de barrer l’achat de produits qui ne respectent pas les règles environnementales ou sanitaires, voire même du droit du travail. Les latino-américains ne sont pas dupes et craignent fortement pour leurs exportations … qui mieux qu’eux connaissent leurs méthodes de production !
Politiquement, rien n’est fait non plus : cet accord ultra controversé doit maintenant être adopté à la majorité du Parlement européen. Les partis écologistes sont déjà en campagne pour un vote contre. Chaque Etat doit accueillir ensuite favorablement ce texte. Or, la porte-parole du gouvernement français vient de déclarer que « la France n’est pas prête pour l’instant à ratifier » … Le Président du Brésil devant respecter ses engagements sur l’environnement !
Historique cet accord ? Oui, dans la cacophonie et le désaccord.
« On ne s’attaque pas au défi climatique en refusant de faire du commerce », déclare la commissaire européenne chargée des négociations. Mais l’un n’est pas exclusif de l’autre. Tout est aujourd’hui intimement lié … et la précipitation n’est pas ici la meilleure des précautions.

Mots clés liés : Charles Henry Chenut, Brésil, Bolsonaro, Economie, Union européenne, Mercosur, Frais de douane, Commerce, Négociations

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